Nuisances aéroportuaires : des recommandations équilibrées de l’ACNUSA qu’il faut mettre en œuvre

Logo CP Avec Ali Soumaré, conseiller régional d'Ile-de-France, nous avons pris connaissance aujourd'hui du dernier rapport publié par l’Autorité de Contrôle des Nuisances Aéroportuaires (ACNUSA). Ce rapport va dans le bon sens, et nous demandons que ses recommandations soient rapidement mises en œuvre. La lutte contre les nuisances aéroportuaires constitue, de longue date, une préoccupation des riverains de l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. En même temps, l’aéroport constitue la locomotive du développement économique, de l’emploi et de la croissance de notre territoire. Le rapport public de l'ACNUSA est équilibré, car il vise justement à concilier développement économique et protection des riverains. Nous saluons cette approche, et appelons les pouvoirs publics à agir pour rapidement mettre en œuvre les recommandations de l’ACNUSA : - Relever le plafond de recettes de la taxe sur les nuisances sonores aéroportuaire (TNSA) pour financer les dossiers d’insonorisation de logements en attente. La taxe est insignifiante pour les compagnies aériennes mais essentielle pour notre qualité de vie. Nous attendons que les parlementaires interviennent dès la prochaine loi de finances rectificative. En pratique, il faudrait fixer un délai maximum de six mois entre le dépôt du dossier complet et la date de réalisation des travaux. - Dès lors que l’interdiction des vols de nuit est inenvisageable sur le plan économique, commençons par expérimenter dès cet été le regroupement des mouvements de nuit sur un seul doublet, une semaine sur deux (alternativement le doublet Nord et le doublet Sud). - Relancer les atterrissages après descente continue, car paradoxalement, pour les riverains, c’est lors des atterrissages que le bruit est le plus important car les avions sont bas. En revanche, nous sommes en désaccord avec les réserves formulées par l’ACNUSA sur les possibilités d’urbanisation dans les couloirs aériens : une telle approche empêche tout renouvellement urbain et se révèle très pénalisante pour nos communes. Enfin, nous demandons que tout soit mis en œuvre pour améliorer concrètement l’accès des valdoisiens aux emplois de la plate-forme aéroportuaire. Les résultats obtenus par les élus locaux sur cette question sont encore très insuffisants.
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